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Hamlet
Mar 31 janvier 2012 - 20:30
Durée : 2h30
[création] de William Shakespeare
mise en scène : Jean-Luc Revol
décor / scénographie : Sophie Jacob
costumes : Eymeric François
lumière : Bertrand Couderc
perruques et coiffures : Antoine Wauquiez
avec : Philippe Torreton, Catherine Salviat, Georges Claisse, Cyrille Thouvenin, Anne Bouvier , Christophe Garcia, Antoine Cholet, José-Antonio Pereira, Yann Burlot, Maximilien Mullerck, Franck Jazédé, Romain Poli, Jean-Marie Cornille

Création de Jean-Luc Revol, avec Philippe Torreton.
Être ou ne pas être, telle est la question ! Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s’armer contre une mer de douleurs et à l’arrêter par une révolte ?
Hamlet est une pièce bâtie sur la vengeance. Souvent, une tragédie de la vengeance aboutit à une purification. Ici les choses sont plus complexes. Car cette vengeance étouffe tout héroïsme et toute noblesse. Seuls règnent le soupçon et la trahison des volontés brisées.
« Pourquoi jouer Hamlet?
Cette pièce contient le théâtre et, contenant le théâtre, elle contient le monde comme cette coquille de noix renfermant un royaume infini.
Travailler sur Hamlet est une preuve de vie, une épreuve de vie. C'est s'atteler à une monture dont on ne descendra sans doute jamais. C'est accepter d'avance que l'on se questionnera toujours. Car travailler sur Hamlet revient à déposer ses maigres bagages devant tout le monde et dire tout haut son impuissance.
Hamlet, c'est nous face au monde qui n'en finit tellement pas de ne pas nous correspondre. Jouer Hamlet c'est être. » Philippe Torreton, septembre 2010.
Notes d'intention sur la création
Hamlet se déroule au château d’Elseneur, au Danemark…
« De la neige est prévue et même nécessaire. Un plateau travaillé en une mosaïque somptueuse mais glaciale de grande salle de banquet. Autour, de la terre battue, car on enterre beaucoup autour du château… L’ambiance se doit d’être fantastique… Une atmosphère de danse macabre soulignée par les lumières délicates de Bertrand Couderc.
Il y aura peu de choses en scène, à part le nécessaire (sièges, paravent...). Privilégier les corps et la parole des acteurs…
J’aimerais que les costumes de la cour soient surchargés de brocards et de fourrure, mêlant l’inspiration du siècle d’or espagnol à la rudesse nordique, et en totale rupture avec ceux des autres personnages (fossoyeurs, prêtres, soldats, comédiens ambulants…), comme une lignée en fin de race vivant leurs dernières heures avec somptuosité…. » Jean-Luc Revol



